carnets de vie, carnets de voyage, peintures et dessins, lecture et écriture, au fil des correspondances poétiques.
«Pour moi, la sculpture c’est le corps. Et mon corps est ma sculpture.» Louise Bourgeois C’était un drap rose pâle sur lequel j’ai longtemps dormi. J’aimais sa couleur tendre comme le creux d’un coquillage quand j’ouvrais le lit. Je l’ai usé de tours,...
Lire la suiteLe palais du facteur cheval L’impression que ce palais est sa tête, les circonvolutions de la pierre celles de son cerveau, et qu’on visite ses rêves, simples et alambiqués, aux animaux inconnus et familiers, aux pensées d’enfant et d’adulte mêlées.
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Rouge colore la colère, la puissance, la force, l’oppression, la guerre, la cruauté, la violence la virilité le pouvoir, l’orgueil, la majesté tous, couleur de crête de coq infatué paradant au fond d’une basse cour, avides d’admiration de poules caquetantes...
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A Morestel, au Charbinat, il y a le beau jardin de Paul, le potager comme une œuvre d’art, les poissons dans la mare, la sieste dans l’herbe au nez des fleurs.
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Pour la première fois J’ai dessiné dans le rouge, Et glissé dans le cramoisi d’une soie somptueuse qui s’écarte sur la carnation de la peau gercée par l’émotion je m’étonne pourquoi dans l’écarlate s’ouvre une profondeur ? Je fais surgir des braises d’élégies...
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Pérégrinations d’une Anne (claire) dans les Cévennes En 2003 l’été fut très chaud, vraiment très chaud. Moi je me baladais au frais dans les Cévennes, en faisant parfois quelques incursions à l’ouest, à l’est, au sud, au nord du massif central. C’était...
Lire la suiteMon grand père aimait les arbres. Il a travaillé dur toute sa vie, devant sa forge dès le petit matin, sans vacance et sans voyage. Il a rempli tous les devoirs dont il s’estimait chargé sans chercher à s’esquiver. Mais, de temps en temps, il disparaissait...
Lire la suiteLes femmes s’embouillonnent dans les froissures. Les hommes s’escargotent dans les godets. Au fil des siècles, le tissu est froncé, plié, ourlé, ondulé pour se montrer, se cacher, se transformer, mentir et révéler. Le corps est enserré de pinces, les...
Lire la suiteLongtemps les arbres ont relié les générations d’hommes. Car les artisans préparaient le bois de leurs enfants comme ils profitaient du bois de leurs pères. Les arbres obligent à la lenteur, exigent la profondeur. Regarder un arbre c’est contempler le...
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