carnets de vie, carnets de voyage, peintures et dessins, lecture et écriture, au fil des correspondances poétiques.
Dès le jour de notre arrivée à Sal Rei, on a trouvé ce petit bar blanc et bleu tenu par un italien. Il vient d’épouser une capverdienne, les capverdiennes confie-t-il, rieur, "tu n'as pas le choix, il faut les épouser sinon tu n’obtiens rien". Il parle...
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Quand on a un guitariste à ses côtés, on entend passer l’humeur des jours. Lorsqu'il y a du bonheur, la musique arrondit l’espace. Elle vous pose dans une bulle et souffle pour qu’elle s’envole. On est bercé dans une grande harmonie. S’il faut apprendre...
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A Sal Rei sur l’île de Boavista, on attend. Sous le soleil écrasant, dans le silence et le vide des rues, on attend. Même l’activité du petit marché se cache sous le feuillage des rares arbres. Les hommes et les chiens sont assis sur le quai à l’ombre...
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Les plis du ventre C’est un enchiffonné du ventre. Son ventre est bourrelé parce qu’il se penche, ou bien parce qu’il a trop mangé. Je le baigne dans l’ocre rouge, ou je l’encre de noir, ou je le gouache de chair. Et puis je le presse sur le papier, avec...
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Sur l’île de Boavista, il y avait une route droite toute bordée d’arbres au milieu du désert de cailloux. Ces vieux arbres au lieu de tendre leurs branches en les arrondissant pour faire une jolie arche au-dessus de la route, comme font tous les arbres...
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Les plis de l’accroupie L’enchiffonnée rose est une petite femme accroupie sur ses talons. Elle se repose. Imprégnée d’encre, elle laisse sur le papier l'empreinte délicate d’une rose. Elle est ouverte entre ses pétales, son cœur offert et son sexe à...
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Pour traverser Boavista et revenir, il faut une journée. Le guide nous indiquait un restaurant dans un des deux villages que l’on traverse. A midi, le village était désert à part quelques vieux assis à l’ombre. Le restaurant ressemblait plus à une maison...
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