carnets de vie, carnets de voyage, peintures et dessins, lecture et écriture, au fil des correspondances poétiques.
Ecoute le corps de l’homme. Il s’enfonce dans l’eau noire du puits du temps. Il se souvient de ses griffes, de ses poils, de ses dents. Le spectre de la Bête lui colle aux reins. Elle le dévore en même temps qu’elle le ressuscite. Regarde le corps de l’homme errer au cœur des ombres irréductibles de sa mémoire. Il hurle à la lune, il appelle ses ancêtres, et des yeux jaunes luisent dans les ténèbres animales.