carnets de vie, carnets de voyage, peintures et dessins, lecture et écriture, au fil des correspondances poétiques.
L’attente abime l’amour,
l’attente nous abîme.
Elle étire l’amour jusqu’au fil
ténu.
Le long du long chemin d’attente,
dans des éclairs d’absence,
parfois,
j’oublie d’attendre,
j’oublie.
Au fil de l’attente,
quelque chose d’infime s’en va,
quelque chose de l’amour
nu.
Un jour, mon amour, on se réveille de l’attente
et on n’aime plus.
Au creux des reins, il ne reste rien.