carnets de vie, carnets de voyage, peintures et dessins, lecture et écriture, au fil des correspondances poétiques.
La peau du visage est celle qui reste la plus nue, la plus dénuée. La plus nue, bien que d'une nudité décente. La plus dénuée aussi : il y a dans le visage une pauvreté essentielle ; la preuve est qu'on essaie de masquer cette pauvreté en se donnant des poses, une contenance.
Emmanuel Levinas, Ethique et infini, Fayard, 1982, p.90
Cette peau nue des visages,
offerte, impudique,
la pornographie des visages,
les lèvres ouvertes, le nez dressé,
tous les sens naissent au visage.
pourquoi ne détournez-vous pas le regard
vous qui craignez de baisser les yeux sur le corps nu
car tout est déjà inscrit sur le visage,
tout est cru.