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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 00:00

 

 

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Transe trouble émotion frisson secousse convulsion soubresaut vibration

Transmigration de l’âme humaine en animal pur

Le silence des bêtes est profond à notre pensée. Comme l’animal  ne parle pas, l’homme se demande s’il pense et même s’il ressent.

Alors l’anima de l’animal doucement chante.



 

 

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:00

 

 

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Le corps humain entre en symbiose avec le corps animal. Il retrouve les sensations de son passé enfoui, il embrasse ses désirs refoulés. Le thériocéphale s’étire et rugit.

Mais cette jouissance s’empoisonne, car l’hybridation est un conflit. De l’animal et de l’homme, chacun est à la fois proie et prédateur. Chacun est la terreur de l’autre.

L’animal sauvage, silencieux, obstiné, refuse l’homme et lui résiste.

 

 

  

 

 

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:00

 

 

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L’animal domestique semble à la fois familier et étranger. Sans lui l’homme ne peut se soustraire à son destin bestial. En labourant la terre, l’apprivoisé dessine le champ civilisé, repousse la forêt indomptée et la tient à distance. Il offre à l’homme une prise sur le mouvant et l’aléatoire de la nature. Il ordonne le chaos du monde. Il accepte de devenir symbole.

Sur son dos grimpe l’homme pour s’approprier l’univers et toucher les étoiles. Vaniteux, inconscient, il en oublie ses origines animales et rêve de devenir un dieu.

 

 

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 00:00

 

 

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L’animal s’incarne dans la chair de l’homme et cette altération corporelle est une transfiguration spirituelle. Parce que l’animal apparaît, les dieux doucement s’approchent.

La Bête sacrifiée marche sur les chemins de la mort et interfère pour le salut de l’homme. L’animal, silencieux à la pensée humaine, sait pourtant parler au ciel. Alors les dieux écoutent la fumée de ses os.

 

 

 

 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 00:00

 

 

 

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L’animal sort du corps de l’homme et l’emmène ailleurs. Il le défait de ses vêtements trop étroits, le corps devient métissage et voyage. L’homme s’animalise, s’échappe libre et nu. L’imagination enfle son souffle, l’instinct s’éveille. La métamorphose a ses marées. Toujours la Bête attend sous la peau lisse que la griffe perce.

 

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 00:00

 

 

 

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Transe de la chair que la fièvre convulsionne. L’émotion se lève au corps, s’emporte et devient vague d’océan, aile d’oiseau, poids d’éléphant. Les vibrations humaines s’échappent et s’évaporent en images animales. Parce que l’âme frissonne, le corps se souvient du lion couché sur la lionne, du loup courant dans la plaine, de la proie qui tombe, de la mort qui glace. S’incarne l’animal pur, dans les états intermédiaires que la raison troublée veut oublier.

 

 

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:00

 

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Ecoute le corps de l’homme. Il s’enfonce dans l’eau noire du puits du temps. Il se souvient de ses griffes, de ses poils, de ses dents. Le spectre de la Bête lui colle aux reins. Elle le dévore en même temps qu’elle le ressuscite.  Regarde le corps de l’homme errer au cœur des ombres irréductibles de sa mémoire. Il hurle à la lune, il appelle ses ancêtres, et des yeux jaunes luisent dans les ténèbres animales.

 

 

 

 

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 00:00

 

 

L’oiseau

 

 

Le bec

 

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Les plumes

 

 

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Les serres

 

 

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Dodo l’oiseau do

 

 

 

 

 

 

 

 

383# Dans les plis du carnet : l'oiseau (1)

 

 

 

10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 00:00

 

 

L’oiseau

 

 

Les ailes

 

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Dodo l’oiseau do

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 14:33



Avoir les ailes des oiseaux. Pas celles des anges.

 

 

 

29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 11:14


Les animaux, l’homme les dit bêtes. Comme s’il n’était pas un animal lui-même.


L’homme, qui se croit supérieur à tous les êtres, se met Dieu dans la poche et ose proclamer que la Terre est un jardin créé tout exprès pour lui. Avec sa lumière parce qu’il a peur du noir, son bruit, ses fumées, ses destructions, ses machines, son orgueil, son avidité, … il emmerde la planète entière comme un mal élevé.





L’homme est le pire des prédateurs, puisqu’il ne se limite pas à tuer pour se défendre ou pour se nourrir. Néanmoins il affirme être le seul à avoir une âme.





L’homme, qui se croit très malin, ne sait toujours pas ce que chantent les oiseaux, ce que racontent les dauphins, où vont mourir les éléphants, combien de sortes d’insectes existent, ce que murmurent les très vieux arbres, ce que pensent les ours blancs avant de se noyer dans la banquise liquéfiée.




L’homme, cette petite chose, disparaîtra un jour comme les dinosaures. Qui pourtant étaient de grosses choses.





23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:39

Citations de Georges Didi-Huberman, extraites du texte « Dessin, désir et métamorphose », qui figure dans le catalogue de l’exposition du musée des beaux-arts de Lyon « Le plaisir au dessin » 2007.



« Il n’y a pas de dessin – ou de dessein – sans désir, comme il n’y a pas d’image sans imagination, pas de forme sans formation (…). »




« Or, le désir est métamorphose de l’être. »

 



« Les Grecs nommaient les papillons (…) des psychés. Comme s’ils voulaient signifier, avec le papillon, une idée du souffle qui passe, d’âme errante, d’ombre furtive, de mort fatalement. »

 



« (…) Loïe Fuller construisait sa danse comme un pur exercice de la métamorphose : chrysalides de soie légère qui s’ouvraient sur des ailes de phalènes, battements rythmiques du pli et du dépli organique.

(…) Loïe Fuller ne se déguisait pas en papillon, (…) ; non, ce qu’elle cherchait fut plutôt d’apparaître comme une phalène, c’est-à-dire une créature du passage et du désir, du mouvement et de la consumation. »

 



« Et il en va ici des humains comme des papillons : le désir meut chaque geste, mais chaque geste du désir engage un certain rapport à la mort. »

 



« Bref, les planches de Rorschach seraient à regarder comme d’authentiques images-papillons : la feuille s’est pliée à la façon dont les deux ailes se rabattent l’une sur l’autre, puis en se dépliant, elles révèlent une somptueuse symétrie de dessins à la fois localement erratiques et globalement organiques (…). »

 



« Le pire advient lorsque la symétrie se trouve appréhendée négativement, le « sexe » ou l’axe charnière étant vus, non comme évidences constructives, mais comme évidemment de la forme.

Ce qui apparaît à ce moment n’est plus qu’une fêlure, une faille dans l’organisation, un véritable trait de destruction. »





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